Una chica vestida
como para ir al desierto
viene
como una flecha
corriendo por la calle
flanqueada a ambos lados
de casas
que hace más de cien años
mandó construir Leopoldo
para sus funcionarios Continue reading →
photo illustration: window of the shop ROSE in Brussels, Ixelles, with a cool touch of feminine playfulness
Angela was walking to the medical centre where she worked as a receptionist for several doctors and practitioners; taking calls, making appointments, calling people back to confirm, soothing the patients in distress and gulping and processing lots of emotions in general.
It was a fine summer morning; the world bearing a newness, old news wiped partially by the night slumber. With a corner of her eye, she spotted a rusty creature pacing along a block of houses, a gracious movement on four legs, lean, long tail, pointed ears. A fox. A young one. She looked relaxed and alert at the same time, as if on an important errand. Intuitively, the animal avoided Angela´s trajectory and continued along the avenue leading to a forest where she probably was born and had her home. Strange, the forest was still a good kilometre away, Angela thought, wishing the animal a safe journey. Road-killed animals always saddened her, filling the heart with a seeping despair.
Hilda appartenait officiellement à la race des chihuahuas mais elle n’était pas un chien comme les autres. On dit que les chiens laids sont gentils. C’est d’ailleurs pareil pour les hommes qui compensent souvent leurs défauts physiques par un comportement excessivement aimable.
Or, Hilda, tout en étant extrêmement repoussante, ne se rabaissait jamais à jouer aux gentils toutous. Son caractère était cruel, méchant et revanchard. Animée par une rage féroce, elle regardait le monde avec ses yeux globuleux, fermement déterminée à soumettre tous les êtres vivants à sa seule volonté. Sans hésiter, elle mordait les chiens qui s’approchaient d’elle pour la renifler et lui proposer leur amitié.
J’y suis arrivé avec des pieds de plomb. De toute façon, on ne choisit pas, c’est la qu’ont été placées toutes les institutions. Ville synonyme de « bureaucratie européenne », le Berlaymont faisant face au Juste Lipse, tout ici me faisait horreur. Impression immédiatement confirmée le premier jour : la laideur des bâtiments de verre mono-fonctionnels faisant parfaitement écho à cette masse anonyme d’employés et de cadres, mallette dans une main, les yeux rivés sur leur téléphone et marchant hâtivement, comme s’ils cherchaient à échapper eux aussi à ce triste environnement.
Alors oui, on m’a parlé du fait que ce n’était pas si vrai que ça, et j’ai évidemment lu les guides touristiques. Mais ça se limite toujours à la même séquence : la Grand-Place, le Manneken-Pis, aller manger une gaufre, des frites, de la bière ou du chocolat, tout ça en lisant une BD. Tout ça c’est bien joli mais on fait quoi le deuxième jour ? Continue reading →
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This is a work of fiction. Names, characters, businesses, places, events and incidents are either the products of the authors' imagination or used in a fictitious manner. Any resemblance to actual persons, living or dead, or actual events is purely coincidental.