Georgia on My Mind

Photo by Jonathan Eden-Drummond

Quisieras preservar la complejidad de la escena al contarla, como cuando caminas por la calle y sientes —o crees que sientes— rotar la Tierra bajo tus pies. No siempre es así pero a veces te sucede justo ahí, andando por esa misma vereda bruselense que transitas a diario y hoy te lleva, como cada martes, al lugar donde va a pasar lo que quieres contar.

Son muchos en la sala de paredes azules en que se reúnen para cantar. El director es un hombre joven, algo exaltado y con algunas veleidades de artista incomprendido, que suele, sin embargo, dejar imponerse al primero que demuestre voluntad de hacerlo. Continue reading

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Quand la terre devient la mer…

Quelle horreur ! Je suis parti de chez moi en oubliant de fermer un robinet. J’aurais dû vraiment faire attention. Mais avec les préparatifs du voyage, j’avais la tête ailleurs, et trop de choses auxquelles penser.

C’est bien ma veine, il pleut sur le chemin de l’aéroport. Bon, quelques gouttes, ce n’est pas grave.
Ma semaine de vacances a bien mal commencé, on dirait. Depuis que je suis arrivé ici, il n’a pas arrêté de pleuvoir. Le ciel est gris et je devine que ce n’est pas prêt de s’arrêter. Continue reading

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Ma terre est la tienne

Jusqu’au début de l’été dernier, monsieur Kikoburo, notre nouveau voisin japonais, se montrait discret. Mais un soir, il a sonné à notre porte et, après maintes inclinaisons de la tête, il a tendu vers moi un objet mystérieux.
– O-chūgen, o-chūgen, répétait-il, énigmatique.
– Merci, moi aussi, ai-je répondu poliment, sans avoir la moindre idée de ce que cela voulait dire. Pour ne pas l’offenser, j’ai accepté l’objet.
Toute la famille s’est rassemblée dans la cuisine pour discuter de la chose. Ma femme trouvait le papier cadeau trop beau pour être déchiré.
– Il faut le déballer, sinon, comment pourrions-nous savoir ce qu’il y a dedans ? a protesté Maxime, mon fils aîné. Continue reading

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Sonia y la tierra roja

Sonía comía tierra. Sonia comía tierra roja con las dos manos desde que tuvo aquello, desde que aquello le ocurrió.

Nadie supo por qué una niña de unos ocho años cuyos padres regían el pueblo desde hacía tantos años, decidió un día sentarse en el campo lindante a su casa, y empezar a comer tierra, tierra roja, fresca, húmeda con sabor a otoño.

Se sentaba al atardecer y al amanecer. Era un ritual que hacía y que nadie critaba, al contrario, todos los del pueblo la respetaban.
Un día, un vendedor ambulante pasó por el pueblo con su carro y caballo, la ví, se dirigió a ella, y le dijo:
—Niña, esa tierra que comes es yerma, no germinará en tu interior. Necesitas esta otra que aquí tengo y que te traerá fertilidad. Continue reading

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Quitter ses racines

« Je ne vois plus rien, je te l’ai dit cent fois. Tu ne veux vraiment pas bouger ?
— Non, je te dis que non !
— Mais puisque je te dis que tu es devant moi. Toujours immobile à ne rien faire.
— Je sais, mais ça fait des années, tu as dû t’y habituer depuis tout ce temps.
— Fais un effort, je t’en supplie !
— Comment veux-tu que je bouge ? Nos racines sont entremêlées dans le sol. Pour les humains ou les animaux, c’est facile. Mais pour nous les arbres… » Continue reading

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